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A propos

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Cheikh Abdel Ghani Aoussat

Biographie

 
Passage sur la vie du cheikh Abd El Ghani Ben El Hassan Aoussat ( Qu’Allâh le préserve )

Certes, les louanges sont à Allâh. Nous Le louons, implorons Son secours et Lui demandons le pardon. Nous nous protégeons par Allâh, contre les maux de nos âmes et nos mauvaises actions. Celui qu’Allâh guide, nul ne pourra l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne pourra le guider. Et j'atteste qu'il n'y a point d'adoré à part Allâh, Seul sans aucun associé, et j'atteste que Mouhammed est Son serviteur et Messager.

« Ô les croyants ! Craignez Allâh comme il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. » Al Imrân (La Famille d’Imran), V. 102. « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allâh au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens de du sang. Certes Allâh vous observe parfaitement. » An-Nisê’ (Les Femmes), V. 1. « Ô vous qui croyez ! Craignez Allâh et parlez avec droiture / afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allâh et à Son Messager obtient certes une grande réussite. » El Ahzêb (Les Coalisés), V. 70-71.

Cela dit : certes, la Parole la plus véridique est celle d’Allâh, et la meilleure conduite est celle de Mohammed -Prière et Salut d’Allâh sur lui-, et les choses les plus mauvaises sont les innovations religieuses, et toute innovation religieuse est hérésie, et toute hérésie est égarement, et tout égarement est voué au Feu de l’Enfer.

En effet, les Textes du Livre et de la Sounna sont multiples. Ils convergent pour mettre en exergue le statut de la science religieuse et des savants. C’est par la Science que l’homme connaîtra son Seigneur – Béni et Très-Haut soit-Il – afin qu’il L’unifie, qu’il L’adore et suive Son droit chemin, le chemin de l’islam dans toute sa rectitude. Les gens de la science religieuse ne sont que des prédicateurs qui indiquent cette religion. Ils œuvrent à la lumière de la science qui est, pour eux, une source pure d’inspiration. Le reste des gens s’abreuvent de la science des savants qui sont des guides bien profitables. Une science fondée sur le Livre et la sounna avec la compréhension des pieux prédécesseurs de la oumma.

Parmi les nobles versets coraniques qui attestent le mérite, l’intérêt et l’éminent statut accordés aux gens de la science religieuse auprès d’Allâh et auprès de tous les croyants, le dire d’Allâh – Béni et Très-Haut soit-Il– : « Ô 
vous qui avez cru ! Quand on vous dit ‘’Faites place [aux autres] dans les assemblées’’, alors faites place. Allâh vous ménagera une place (au Paradis). Et quand on vous dit de vous lever, levez-vous. Allâh élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. Allâh est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites » (el Moudjêdala 11),

et Sa Parole : « Il donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c’est un bien immense qui lui est donné. Mais les doués d’intelligence seulement s’en souviennent » (el Baqara 269), et Sa Parole : « Est-ce que celui qui, aux heures de la nuit, reste en dévotion, prosterné et debout, prenant garde à l’au-delà et espérant la miséricorde de son Seigneur … Dis : « Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? » Seul les doués d’intelligence se rappellent » (Ez-Zoumar 9».

Et parmi les Textes prophétiques, il y a le dire du Messager : « Le mérite du savant [religieux] sur l’adorateur est semblable au mérite de la pleine lune sur les autres planètes. Certes, les savants sont les héritiers des Prophètes. Et les Prophètes n’ont légué en héritage ni dinar, ni dirham. Mais c’est la science qu’ils ont légué. Celui qui s’en acquiert a pris un immense bien. »

Et le Prophète – صلَّى الله عليه وسلَّم – a dit aussi : « Certes, toute chose implore le pardon pour le savant, même les poissons à l’intérieur de la mer. »

Ainsi, les gens de la science sont les élus de la créature d’Allâh qui, parmi les gens, sont les plus fins connaisseurs de la vérité. Allâh – Très Haut soit-Il –les a choisis parmi les gens de la Qibla : « Il leur a accordé un mérite en leur enseignant le Livre et la sagesse, et une bonne compréhension de la religion, Il leur a enseigné [la juste] interprétation et les a favorisé par rapport au reste des croyants, en tout temps et en tout lieu. Il les a élevés par la science [religieuse], les a enjolivés par la clémence. C’est à travers eux qu’on peut distinguer le licite de l’illicite, la vérité du faux, le nuisible de l’avantageux, le beau du laid. Leur mérite est immense, et leur importance est abondante. C’est les héritiers des Prophètes qui font la joie des yeux des Alliés [d’Allâh]… »

Les savants réveillent les gens de leur léthargie et de leur insouciance, ils les raniment de leur indolence et de leur torpeur pour les guider vers leur réussite, en suivant les chemins de l’effort et de l’assiduité. Les savants ravivent ceux qui sont morts à cause de l’ignorance et de l’égarement. Ils les raffermissent sur le chemin de la guidée et de la justesse, le chemin du Messager où existe la vraie vie, l’agréable vie promise par Allâh Très-Haut soit-Il pour celui qui suivra Sa religion et Sa charia, parmi Ses serviteurs, hommes et femmes : «Ainsi, la véritable et agréable vie est celle de celui qui, dans son apparence et dans son for intérieur, répond favorablement [aux prescriptions] d’Allâh et du Messager. Les gens qui sont ainsi sont les vivants même s’ils sont morts, et les autres sont morts même s’ils ont des corps vivants. C’est pour cette raison que ceux qui ont une vie complète sont ceux qui sont parfaits dans leur réponse favorable à l’appel du Messager. On retrouve la vie dans toutes les choses vers lesquelles a appelé le Messager. Celui qui en manqua une partie, a manqué une partie de la vie. La vie dans le message prophétique est mesurée selon la réponse favorable au Prophète. »

Il est indubitable donc que les gens de la science, prédicateurs qui invitent à la religion d’Allâh conformément à la guidée du Prophète, sont certainement ceux qui appellent à la véritable vie. Une vie agréable et joyeuse, assistée par Allâh Très-Haut soit-Il.

Il incombe donc aux musulmans en général, et aux jeunes en particulier, de suivre le chemin de leurs savants. Les savants des gens de la sounna et du groupe (Ahl Es-Sounna wa-lDjamâ’a), suiveurs des pieux prédécesseurs. Les musulmans doivent les prendre comme des guides, suivre leurs pas et s’illuminer par leurs sciences, leurs conseils et leurs orientations à une époque où les voies sont obscurcies, excepté ce qu’Allâh a protégé. A une époque où les soldats de la corruption, dans tous ses attributs et ses caractéristiques, se sont dressés.

Le salut se réalise par l’attachement aux savants et le refuge auprès de la sounna qu’ils indiquent et protègent [en même temps].Tout musulman, qui cherche la guidée dans le Qour’ên et suit la sounna, doit mettre devant ses yeux la parole de l’imam El Awzâ’î – qu’Allâh Très-Haut lui fasse miséricorde – : « Fais preuve de patience en s’attachant à la sounna et arrête-toi aux limites des Compagnons, dis ce qu’ils ont dit et abstiens-toi de ce qu’ils ont rejeté. Suis le chemin de tes pieux prédécesseurs, car il te suffira ce qui a été suffisant pour eux. »

Certes, parmi ces vertueux gens de la science : notre cheikh ‘Abd El Ghani Ibn El Hassan Aoussat – qu’Allâh Très-Haut le préserve et l’assiste– qui a répondu favorablement –qu’Allâh le rétribue par une meilleure récompense– à notre demande de mentionner quelques étapes de sa biographie et de sa vie sous une forme d’entretien, qui comporte des questions que nous lui avons posées. Le but de cet entretien est de faire connaître notre cheikh, les efforts qu’il avait fournis pour la science et l’appel à la religion d’Allâh Très-Haut.

Nous espérons qu’Allâh -Béni et Très-Haut soit-Il- rendra cet entretien profitable et consacrera à la vie de notre cheikh – qui est pleine d’efforts pour la recherche scientifique et pour la diffusion de cette science bénéfique – celui qui va la suivre et la prendra comme guide. A l’instar de nos pieux prédécesseurs qui ont atteint un degré très éminent de suivi et de pratique religieuse selon les recommandations des savants et des imams de cette communauté.

Nous demandons à Allâh Glorieux et Très-Haut soit-Il de rendre cet entretien profitable à son lecteur. Et nous L’implorons –Béni et Très-Haut soit-Il –de combler notre cheikh – qu’Allâh le préserve –par une [meilleure] récompense et une [grande] rétribution, suite à ce qu’il a avancé – et il le fait toujours –comme bien. Nous implorons Allâh de l’aider dans son appel au Qour’ên et à la sounna, dans l’exhortation qu’il fait pour que les gens s’y conforment. Allâh est Garant de cela. Il est – Pureté à Lui –le Meilleur en qui nous plaçons nos demandes et notre confiance. Ô Allâh, Âmîn !

A.F :

Au nom d’Allâh le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux. Louanges à Allâh, Seigneur des univers. Prières et salut soient sur le plus noble des Prophètes et des Messagers, notre Prophète Mouhammed, sur sa famille, ses compagnons ainsi que sur ceux qui les suivront jusqu’au jour de la Résurrection ; ceci dit :

Ô notre vertueux cheikh – qu’Allâh vous préserve –nous voulons – qu’Allâh vous rétribue par un meilleure récompense –vous poser quelques questions afin que nous puissions à travers vos réponses écrire un passage de votre vie – qu’Allâh étend la durée de votre vie dans les œuvres pieuses– car – et c’est la vérité qui devrait être dite – les frères et sœurs qui veulent connaître votre biographie sont nombreux.

Tout d’abord, ô cheikh – qu’Allâh soit bienfaiteur à votre égard –nous espérons que vous puissiez nous mentionner tout votre nom, l’année de votre naissance, le nom de votre village ou de votre pays d’origine ?

Le cheikh – qu’Allâh le préserve – :

Au nom d’Allâh le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux ;

Certes, les louanges sont à Allâh. Nous Le louons, implorons Son secours et Lui demandons le pardon. Nous nous protégeons par Allâh, contre les maux de nos âmes et nos mauvaises actions. Celui qu’Allâh guide, nul ne pourra l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne pourra le guider. Et j’atteste qu’il n’y a point d’adoré à part Allâh, Seul sans aucun associé, et j’atteste que Mouhammed est Son serviteur et Messager.

Ceci dit ; en vérité et sincèrement, je ne veux pas mentionner cette biographie. Certains frères me l’ont déjà et constamment demandé, avec insistance et persistance. Néanmoins, j’ai refusé. Et quand j’ai vu-à travers vos questions et votre insistance aussi, ainsi que l’intérêt que cela pourrait avoir- la volonté ardente de beaucoup de frères et sœurs pour connaître cette biographie, nous allons la mentionner brièvement et succinctement.

Premièrement : le nom du faible serviteur qui est moi est : Abd El Ghani Ibn El Hassan Ibn Bachir El Waghlîssî, de la région de Chmînî, wilaya de Bejaia.

Date et lieu de naissance: Jeudi 20 Djoumêda Eth-Thêni 1378H, qui convient au 01 Janvier 1959, dans le même village – c’est-à-dire : Chmînî–et avant cela ma famille habitait dans le village Tâqeryet, daïra de Sîdî ‘Îche ou la tribu de Benî Waghlîs.

A.F : Qu’Allâh vous bénit ô notre cheikh, nous souhaitons aussi que vous puissiez nous parler de vos débuts dans la recherche de la science, et comment ont été vos premiers pas dans le chemin de l’étude [de la religion ?]

Le cheikh – qu’Allâh le préserve – :

En vérité, notre étude de la religion était comme tout le reste des étudiants dans leur majorité en général. Brièvement, [nous pouvons dire] que j’ai commencé l’étude en 1974 où nous avons eu – qu’Allâh soit loué –des études et des assises [scientifiques] qui ont duré deux ans avec le cheikh ‘Amer El ‘Arbâwî– qu’Allâh lui fasse miséricorde –dans le livre « Bidâyat-ou-l-Moudjtahid wa nihâyat-ou-l-Mouqtacid » d’Ibn Rouchd El Mâlikî. Ayant connu ce cheikh, j’ai trouvé en lui un homme qui aime les preuves et déteste le fanatisme doctrinal, qui suit la preuve [du texte], en s’attachant, en se référant et en s’arrêtant [à ses limites], en les mentionnant et en s’argumentant par leur force et leur authenticité. Tout cela m’a encouragé à s’attacher [à ce cheikh] et à étudier auprès de lui certains livres, comme par exemple « El I’tiçâm » et beaucoup de chapitres du livre « El Mouwâfâqât », [tous les deux] écrits par Ech-Châtibî ; et aussi le livre « Tafsîr El Ahkâm » écrit par Es-Sâys.

Aussi, j’ai profité de la chance de connaître un cheikh qui avait une large connaissance et une compréhension totale et profitable de beaucoup de disciplines et de sciences religieuses – les sciences de la preuve – et qui est en l’occurrence le cheikh Mouhammed Mâlek El Waghlîssî – qu’Allâh lui fasse miséricorde –. Nous avons étudié auprès de lui des moutoûn de [la science] des fondements du fiqh (ouçoûl el fiqh) : qu’Allâh soit loué, le premier livre que nous avons mémorisé est « El Waraqât », puis « Marâqî Es-SouCoud ». Nous avons aussi étudié « Alfiyat Ibn Mâlik » et « Qatr En-Nadâ ». Nous avons mémorisé – qu’Allâh soit loué – le livre d’El Alfiya et celui de « Lâmiyat El Afcêl » auprès de ce cheikh. Nous avons étudié aussi auprès de lui d’autres disciplines scientifiques.

Nous avons aussi assisté à des assises [scientifiques] qui ont duré de longues et plusieurs années auprès du cheikh Mouhammed Ech-Chêref – qu’Allâh lui fasse miséricorde – qui étaient dans leur majorité dans l’étude du fiqh malékite. Cela datait des années soixante-dix et quatre-vingt.

Aussi, nous avons eu des assises scientifiques avec le cheikh Ahmed Hemmânî – qu’Allâh lui fasse miséricorde – dans le siège du « Haut Conseil Islamique ». A cette époque il était son président. J’ai étudié auprès de lui dans un cours spécial. [Pour l’anecdote], le cheikh ne voulait pas dire : qu’on étudie auprès de moi ; il disait plutôt : nous étudions ensemble. Ceci est un trait de modestie de la part du cheikh – qu’Allâh lui fasse miséricorde –. Nous avons donc étudié le livre « Qawâcid El Fiqh » de Badr Ed-Dîn Ez-Zarkachî, et aussi le livre « Nayl El Awtâr ». Nous les avons étudiés intégralement et parfaitement.

Nous avons eu aussi des assises [scientifiques] avec d’autres cheikhs, et nous nous contentons de ce que nous avons mentionné, qu’Allâh vous bénisse.

A.F :

Qu’Allâh vous bénisse cheikh ; nous aimons également connaître à quelle époque ou à quelle étape de votre vie avez-vous connu la voie de la vérité : celle des pieux prédécesseurs ? Et comment cela s’est-il produit ?

Le cheikh – qu’Allâh le préserve – :

Louange à Allâh qui nous a fait voir la vérité éclatante, qui nous a aidé à la suivre selon lumière de la prédication de l’honnête Prophète , [qui nous a aidé] à s’attacher à cette religion que nous recevons d’une source pure. Louange à Allâh qui nous a fait connaître le cheikh El ‘Arabâwî – qu’Allâh lui fasse miséricorde – à la fin de l’année 1974. Ce cheikh a mentionné ce livre « Bidâyat El Moudjtahid wa Nihâyat El Mouqtaçid » où les questions religieuses sont citées avec leurs preuves ainsi que la divergence des fouqaha quant à l’établissement des preuves [religieuses] dans leur argumentation et leur déduction, et dans ce qui relève de la méthode et de l’outillage scientifiques des savants concernant leurs recherches et études approfondies.

En effet, c’est cela qui nous a incité à donner une importance à la preuve, à la chercher incessamment et fortement pour la connaître. Car le fiqh est puisé du Livre et de la sounna. Ainsi, l’homme doit se retrouver là où son âme se penche avidement et sincèrement pour connaître la vérité. Il doit la tirer de ses sources et avec ses moyens et ses outilles, auprès de ses gens et selon sa méthode et sa voie. C’est pour cette raison – qu’Allâh soit loué – que nous avons approuvé cette voie [religieuse], que nos cœurs y soient rassurés.

Sincèrement, je me souviens que parmi les premières épîtres que j’ai lues – et cela datait de 1975 – est l’épître du cheikh El Albânî – qu’Allâh lui fasse miséricorde – « El Adjwiba En-Nâfi’a » et aussi « Sifat Salât En-Nabiy » et autre que cela parmi les livres des chouyoûkh et des imams-érudits de l’islam à l’exemple d’Ibn Taymiyya, d’Ibn El Qayyim et d’Ibn ‘Abd El Wahhâb – qu’Allâh leur fasse miséricorde –. Suite à cela, un surplus d’attachement, d’envie, de stabilité et de continuité [s’est ancré] en moi quant à la recherche de cette science religieuse. C’est pour cette raison que j’ai continué à étudier la science religieuse dans ses fondements et ses branches. Ce faisant, louange à Allâh, qui nous a assisté pour chercher encore plus cette science. A chaque fois qu’on la cherche on en trouve du surplus et nous aurons ce que nous voulons. Nous louons Allâh le Puissant et Celui qui est digne de louanges.

A.F :

Qu’Allâh soit Béni. Nous souhaitons qu’à travers votre réponse vous puissiez adresser un conseil pour la jeunesse d’aujourd’hui afin de les orienter et de les rendre conscients quant à leurs devoirs de s’attacher, et de se mettre droit sur la voie des pieux prédécesseurs. Qu’Allâh vous récompense d’un meilleur bien.

Le cheikh – qu’Allâh le préserve – :

En vérité, le conseil que nous donnons aux frères nous a été donné par d’autres frères, c’est-à-dire : des frères qui nous prodiguaient conseil et amour. Des frères qui aiment le bien et s’efforcent à le connaître et à l’enseigner, à le pratiquer et à inviter les gens à le pratiquer. Le conseil que nous donnerons aux jeunes consiste à ce qu’ils puissent connaître la vérité en s’attachant à elle, en la cherchant, et la prendre comme une parure. A ce qu’ils puissent être sûrs et affermis sur cette vérité par la connaissance de sa nature, de son indication. Par la connaissance des preuves textuelles et des arguments religieux. Ainsi, la vérité est une et elle ne peut se multiplier. C’est pour cette raison qu’Allâh Pureté à Lui et Très-Haut soit-Il nous a tous enjoint de se réunir et de s’attacher à la vérité en disant : « Et cramponnez-vous tous ensemble au Hable (câble) d’Allâh et ne soyez pas divisés » [sourate Al Imrân verset 103]. Nous demandons aux jeunes de chercher uniquement la science [religieuse]. Et la science consiste à connaître parfaitement une chose telle qu’elle est. A la connaître dans sa vérité, dans sa constitution, dans sa nature et dans son aspect. Alors, les jeunes doivent essayer de comprendre la globalité de la science en se soumettant aux règles de la sounna et de la religion. Donc, on pourrait dire sincèrement : il convient à l’homme de s’efforcer à connaître la science en commençant par les fondements s’il veut atteindre le but. Il commence par les règles élémentaires, par la connaissance de la vérité de la science, car comme il a été dit jadis : « Si tu cherches la science elle est énorme, et la vie [qui suffira] pour l’acquérir est courte et petite. ».

Ainsi, nous recommandons au musulman de commencer par le plus important. Et, comme a dit le poète :

Ô ! Toi qui pars le matin pour chercher une science

[Sache] que toute science est une servante de la science du Prophète ;

Demandes-tu une branche pour corriger un fondement ?

Comment tu as pu ignorer le fondement de toutes les sciences ?

C’est pour cette raison que nous conseillons les jeunes de ne pas se précipiter et de ne pas négliger ce genre de début et de premiers pas. Comment peut-on atteindre un but alors qu’on n’a pas cherché un moyen pour le faire. As-tu demandé si ce moyen est capable de te conduire vers le but espéré ? As-tu demandé si ce moyen est fondé et lié ou il est coupé et interrompu ? Est-il fort ou faible ? Est-il dressé ou non ? Il est impératif de s’assurer que la voie [suivie] est parfaite, que le chemin [emprunté] est fort et authentique, que l’outillage utilisé est religieusement légal. Il faut s’assurer également que l’orientation prise et les objectifs espérés sont justes. Il est impératif à l’homme de se rappeler tout cela, du début, continuellement jusqu’à la fin. Donc, nous voulons de cette question et nous en conseillons les jeunes.

Louanges à Allâh qui a donné à ces jeunes de meilleurs exemples à suivre minutieusement dans leur voie afin qu’ils puissent se sauver, réformer et réussir, si Allâh le permet. Notre Seigneur Glorieux et Très-Haut soit-Il a dit : « Alors, s’ils croient à cela même à quoi vous croyez, ils seront certainement sur la bonne voie. » (El Baqara V. 137) « Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui Est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous lui collerons ce qu’il s’est collé, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination. » (An-Nissâ’ V. 115).

Ainsi, il est impératif de suivre le chemin des croyants, le chemin de la piété et de la réussite. C’est pour cette raison qu’Ibn Messcoûd (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Si l’un de vous voudrait suivre, alors qu’il suive les compagnons du Prophète . » C’est-à-dire : si quelqu’un parmi vous voudrait suivre, alors il n’a qu’à suivre les compagnons du Prophète . Car ils avaient un surplus de piété, une profonde science, un minimum d’excès et la meilleure situation et guidée. « C’est des gens qu’Allâh a choisi pour accompagner Son Prophète et établir Sa religion. Alors, soyez reconnaissant envers leur mérite et suivez-les dans leurs traces, car ils étaient sur une voie droite. » Toutes les bonnes vertus et les meilleurs attributs et caractéristiques se sont réunis en eux. Il convient que ces vertus se réunissent et se manifestent aussi dans la communauté exemplaire qu’Allâh a donnée comme modèle pour tous les hommes en disant : « Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous » (El Baqara V. 143).

Voilà en général le conseil que nous donnons. Brièvement, [nous pouvons dire] qu’il est impératif aux jeunes d’emprunter le chemin de leur pieux prédécesseurs, de suivre la voie de leurs savants. Si les dernières générations suivent la voie des prédécesseurs, ils atteindront [la gloire] de leurs ancêtres. Comme dit le proverbe : « Tout celui qui marchera sur [un bon] chemin, arrivera au but » c’est-à-dire : en suivant le chemin des prédécesseurs. Et la personne qui fait cela, sera conforme et attachée [à la religion d’Allâh] ; et si Allâh le permet, elle sera sur la voie du salut, du bonheur et de la réussite.

A.F :

Nous espérons, ô cheikh qu’Allâh vous bénisse, si vous puissiez nous parler des cheikhs que vous avez connu ou auprès de qui vous avez assis, que ce soit à l’intérieur de l’Algérie ou à l’extérieur ?

Le cheikh – qu’Allâh le préserve – :

En vérité nous avons déjà mentionné quelques-uns. Evidemment, nous avons connu beaucoup de cheikhs à l’extérieur de l’Algérie. Nous avons eu avec eux des correspondances dont il n’est pas nécessaire de les mentionner ici afin que nous n’étalions pas plus encore.

Nous avons donc assisté aux [cours] de certains chouyoukhs. Qu’Allâh soit loué, nous sommes heureux, joyeux et honoré de mentionner ces vertueux savants, à l’exemple du cheikh El cOuthaymîn, du cheikh Ibn Bêz et d’autres encore. Nous avons toujours fait l’effort d’aller vers les endroits où nous pouvons trouver des savants.

Nous avons toujours fourni l’effort pour les rencontrer, s’assoir à leurs côtés et les appeler par les différents moyens de communication. Le but de cela, c’était de profiter de leur science. Qu’Allâh soit loué. C’est pour cette raison que nous nous sommes efforcés à les rencontrer. Je cite aussi d’autres chouyoukhs, comme cheikh Rabîc et cheikh cAbd el Mouhcin et autres chouyoukh vertueux. Je dis cela en résumé pour ne pas mentionner certains savants et oublier d’autres. Nous avons tiré avantage d’eux et nous louons Allâh pour cette réussite.

A.F :

Qu’Allâh soit loué. Une dernière question, ô cheikh :

Certains gens ou frères se demandent pourquoi les efforts du cheikh Abd El Ghani sont [principalement] dirigés à donner des conférences et des cours au lieu de rédiger des livres et autres ?

Une autre question aussi : quand est-ce que vous avez débuté l’appel à la religion d’Allâh ?

Le cheikh – qu’Allâh le préserve – :

En vérité, nous avons donné un grand intérêt aux conférences et aux cours et autres que cela parmi les moyens prédicatifs pouvant diffuser les sciences religieuses. En toute sincérité nous n’avons pas négligé l’aspect rédactionnel. Nous avons d’ailleurs certains écrits qui sont prêts. Nous implorons Allâh de nous assister afin que nous puissions les publier dans les plus brefs délais et dans le meilleur des cas. Or, parfois nous avons donné plus d’importance à des choses dont les gens ont besoin et qui constituent leur intérêt. Nous les invitons à réaliser ces choses. C’est tous ces facteurs qui nous ont incité à prendre soin de cela, qu’Allâh soit loué.

En vérité, certains gens ont tort lorsqu’ils pensent que nous n’avons pas accordé à ces sciences l’importance qu’elles méritent. Il se peut qu’on vous dise par exemple que ce n’est que des conférences au sujet de domaines particuliers ou des articles connus ou limités. Allâh sait que nous nous efforçons pour que les cours soient d’un aspect scientifique. Et c’est pour cette raison que nous donnons des cours depuis 1977. Je me souviens qu’à cette époque nous nous efforçons pour que les jeunes mémorisent le matn (texte) d’El caqîda Et-Tahâwiya, qu’ils ont mémorisé d’ailleurs et que nous leur avons expliqué. Aussi, ils ont mémorisé le texte d’El Bayqoûniyya que nous leur avons expliqué pendant ces années-là, et aussi quelques autres moutoûn.

Nous leur avons expliqué aussi dans le quartier de Dyar Djemca – c’était des assises à laquelle assistés les étudiants en sciences religieuses de l’université de Kharouba – la science des oussoûl du fiqh (les fondements du fiqh). J’ai expliqué aux étudiants le livre « cIm Oussoûl El Fiqh » (la science des fondements du Fiqh) de cAbd El Wahhâb Khellâf avec des commentaires sur les paroles de son auteur. Et le cheikh El Albânî m’a conseillé de l’enseigner aux jeunes et cela datait de 1982. Aussi nous leur avons enseigné « El Bâcith El Hathîth » et aussi « Bouloûgh El Marâm » et aussi « Souboul Es-Selâm » et aussi « Er-Rawdha En-Nadiyya » dans la mosquée de « la Faïence » et le livre « d’El cOumda » et « El Ousôl Eth-Thalâtha » et « Riyâdh Es-Sâlihîn » dans la mosquée d’El Harrâche et aussi le livre de « El Ousôl min cIlm El Ousôl » dans la mosquée de Sfendja et le livre de « 
Charh Sounan Et-Termidî » et aussi « Charh Sahîh Et-Terghîb wa Et-Terhîb » dans la mosquée d’Es-Selâm à El Mouhammadia. Aussi j’ai expliqué le livre de « El Ousôl min cIlm El Ousôl » à la mosquée d’Ibn Bâdis à Koubba et aussi le livre de « Manâhil El cIrfân fî cOuloûm El Qour’ên » à la mosquée « Ibn Heddâd Ben cOmar. » cela veut dire que nous donnons des cours depuis cette époque-là.

Certes, maintenant nous voyageons pour donner des conférences et des séminaires, que ce soit dans les résidences universitaires ou dans des centres culturels. C’est le besoin des gens qui explique le surplus d’intérêt et d’efforts que nous accordons [à ces conférences].

En vérité, c’est le besoin des gens qui a nécessité cela depuis de longues années et jusqu’à aujourd’hui. C’est pour cette raison que nous suivons, et nous continuons à suivre, la même voie et la même méthode, sans négliger pour autant le côté rédactionnel. Il pourrait être fort possible que le fait de ne pas se précipiter à les publier revient à divers facteurs. Parfois il y a des facteurs qui empêchent la réalisation de cette publication. Souvent nous sommes préoccupés par ces conférences et ces déplacements tout au long de l’année. Et parfois au fil des années et sans interruption. Je dis souvent aux frères que lorsque vous faites des efforts, vous vous reposez ; mais moi, malheureusement en Algérie, les frères ne prennent pas cela en considération. Ils te mettent dans une situation où entre un effort et un effort, [existe] un effort. C’est-à-dire : au lieu de prendre un moment de répit, les frères te le disputent et prennent notre part de repos. Ainsi, leur part serait plus large et plus grande, et notre part serait apparemment plus petite pour ne pas vous dire moins gagnante. Je vous dis que cette part est quantitativement courte mais, si Allâh le permet, elle est plus gagnante en termes de variétés et d’influence.

C’est pour cette raison que nous nous sommes en général orientés vers cet aspect [c’est-à-dire : donner des conférences orales] et ce, notamment durant les années précédentes.

Aujourd’hui, qu’Allâh soit loué, il y a beaucoup de prédicateurs et des étudiants diplômés. Et avant cela il en avait très peu. Et aujourd’hui, si Allâh le permet, nous pouvons nous consacrer à autre chose, c’est-à-dire à l’écriture et à la publication des efforts rédactionnels après qu’ils aient été des efforts scientifiques et explicatifs donnés à l’oral. La science, comme vous le dites, doit être parfaitement précisée, préservée et diffusée par ces moyens et ces outils, conformément à la voie religieuse qui sera bénéfique, et pour le savant et pour l’étudiant.

Elle sera bénéfique pour le savant en termes d’influence, de rétribution, de récompense et de finalité. Et elle sera bénéfique pour l’étudiant en termes d’orientation, de guidance, d’apprentissage et d’éducation. Et c’est Allâh Très-Haut soit-Il qui accorde la réussite.

Quant à la question de savoir quand est-ce que j’ai commencé l’appel à la religion d’Allâh, c’était en général en 1977. Nous nous sommes déplacés vers différents endroits. A cette époque-là nous nous déplacions à pieds. Je me souviens qu’une fois, alors que je voyageais vers les villes de l’est algérien pour organiser quelques assises scientifiques et donner aussi des cours d’orientation, je me souviens que je suis parti à Sétif par le biais du train qui mène d’Alger vers Constantine. Après avoir terminé un cours que j’ai donné à la mosquée d’El Kalitous de Bachdjerrah, après le Maghrib (après le coucher du soleil) j’ai pris ce train en direction de Sétif et je ne savais pas en même temps que ce train était gorgé de jeunes partis vers Constantine pour voir un match de foot. Leur état à ce moment-là était terrible. Vous savez le tempérament et la conduite des gens pendant ces moments et ces occasions. Alors, je n’ai pas pu avoir un siège où je pourrais m’asseoir [tellement c’était gorgé]. J’ai trouvé par contre une place entre les wagons de ce train.

Alors, nous avons eu quelquefois ce genre d’épisodes que nous nous rappelons et qui sont restés gravés dans notre esprit. En revanche, nous louons toujours Allâh Glorieux et Très-Haut soit-Il pour notre bonne santé, notre guidée et notre droiture. Nous Lui demandons – Pureté à Lui – de nous affermir sur cela et de nous accorder une bonne fin, Âmîn, et c’est Allâh qui accorde la réussite.

Nous avons aussi des activités dans la radio lorsque nous étions invités à la chaine 1 en arabe et à la chaine 2 en kabyle. Dans cette dernière, nous avons donné des cours d’orientations et des fatwas. Cette émission a duré 15 années ; et même aussi dans la chaine 1 nous étions invité à l’émission « Hadîth Es-Sabâh » et « Hadîth El Djoumouca » qui a duré une longue duré. Beaucoup d’auditeurs ont bien apprécié cela, et pour cela nous louons Allâh Glorieux et Très-Haut soit-Il.

A.F :


Merci infiniment notre noble cheikh, et qu’Allâh vous accorde une bonne récompense pour le fait d’accepter de répondre à nos questions. Qu’Allâh rend vos efforts dans la balance de vos bonnes actions et qu’Il vous assiste dans ce qu’Il aime et agrée. Âmîn.
Pureté et louange à Allâh, j’atteste qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration que Toi, j’implore Ton pardon et je me repens à Toi

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